Istanbul hava limanı

Je n’ai aucune idée pourquoi je suis coffré. Les gardes de sécurité de l’aéroport m’ont laissé dans une petite antichambre ensemble avec un Nigérian qui marche névrotiquement d’un bout de la pièce à l’autre. J’imagine qu’il sera déporté. Je reste assis sur une chaise plastique et me demande si je suis réellement arrêté ou juste tenu là pendant que les gardiens décident ce qu’ils veulent avec moi.   

En sortant de l’avion, j’avais été aveuglé par les premiers rayons du soleil blancs des Ottomans. Depuis, j’ai une étrange sensation de connaître ce pays où j’ai passé à peine une demi-heure. Terra cognita, malgré moi. Ces gens vont me considérer les siens, non seulement à cause de ma barbe, mais parce qu’ils vont voir dans mes yeux que je suis arrivé chez moi.   

A midi, j’ai finalement pu récupérer mes bagages, emballés hier soir avec beaucoup de soin. En sortant des intestins de l’aérogare, j’ai vite oublié le prince de Calabar, ce Nigérian, dont j’ignorais depuis entièrement le destin. J’ai pris un taxi en direction d’Üsküdar pour un stop-over de cinq jours. La ville de Soliman se baignait sous la lumière du janvier. 

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